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De Dakar à Lagos, des millions de jeunes travaillent sans jamais sortir de la précarité, et les statistiques officielles n’en disent presque rien. (1ère partie d’une série en deux volets) Dans de nombreux pays africains, les statistiques officielles affichent des taux de chômage qui peuvent sembler presque rassurants. Pourtant, dans les rues de Dakar, Kinshasa, Abidjan, Yaoundé ou Lagos, la réalité sociale paraît tout autre : jeunes diplômés sans poste correspondant à leur formation, petits commerçants, livreurs, vendeurs ambulants, travailleurs journaliers, jeunes contraints de vivre chez leurs parents faute de revenus suffisants. Comment expliquer ce paradoxe ? La première réponse tient à une confusion fondamentale : être comptabilisé comme « employé » ne signifie pas nécessairement disposer d’une situation stable,...