Climat des affaires
346 milliards de dollars. C’est ce que pèse aujourd’hui le marché africain de l’alimentation et des boissons. D’ici 2030, ce chiffre pourrait frôler le trillion. La projection est spectaculaire et, depuis plus d’une décennie, elle revient comme un mantra dans les discours institutionnels, les forums d’investisseurs et les sommets continentaux. Pourtant, dans le même temps, l’Afrique importe entre 35 et 100 milliards de dollars de denrées alimentaires par an. Et 307 millions de ses habitants souffrent encore de sous-alimentation. Comment un continent assis sur un tel potentiel peut-il rester aussi dépendant ? La réponse tient en un mot : transformation. L’Afrique produit. Elle ne transforme pas encore à la hauteur de ce qu’elle pourrait. Ses grains de café partent à...