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Imaginez. On vous réveille avant l’aube. On vous menotte. On vous fait monter dans un avion sans vous dire où il va. Des heures plus tard, la porte s’ouvre sur une chaleur moite, une langue que vous ne comprenez pas, un nom de pays que vous n’avez peut-être jamais prononcé de votre vie. Personne ne vous attend. Il n’y a pas de famille sur le tarmac, pas d’interprète, pas de numéro à appeler. Il y a, parfois, un hôtel transformé en lieu de détention, et des hommes en uniforme dont vous ne savez pas s’ils sont là pour vous protéger ou pour vous surveiller. C’est ce que vivent, depuis 2025, des dizaines de migrants expulsés des États-Unis vers des pays...