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Brasseries, laiteries, ateliers d’embouteillage : au Cameroun, l’industrie agroalimentaire découvre que sa plus grande menace ne vient ni de la concurrence ni des matières premières, mais du compteur électrique. Depuis 2024, une hausse tarifaire programmée grignote chaque année un peu plus les marges, et rien n’indique qu’elle s’arrêtera en 2026. Dans les usines de brasserie, de boissons gazeuses ou de transformation alimentaire du Cameroun, une ligne budgétaire progresse plus vite que toutes les autres depuis deux ans : la facture d’électricité. Pour ces industries à forte intensité énergétique, où la réfrigération, la production de froid et le fonctionnement continu des lignes d’embouteillage représentent une part substantielle des coûts opérationnels, la trajectoire tarifaire fixée par le régulateur national dessine un défi...