Décryptage
En 2024, la pire sécheresse depuis quarante ans a anéanti une grande partie des récoltes zimbabwéennes. Semences, sols, eau, assurance, prévision : aucune parade ne suffit seule, mais leur combinaison dessine une agriculture capable d’encaisser le choc. En février 2024, la majeure partie du Zimbabwe a connu une période sèche de plus de trente jours, au moment même où le maïs en avait le plus besoin. La sécheresse liée à El Niño a touché plus de 80 % du territoire et, début avril, le gouvernement a déclaré la saison agricole catastrophe nationale : les récoltes ont été partiellement ou totalement perdues dans l’essentiel du pays, et quelque six millions de personnes se sont retrouvées menacées d’insécurité alimentaire pendant la période...