Actualité
Le monde achète l’art africain. Mais les profits, les galeries et les décisions restent ailleurs. Derrière le boom d’un marché en pleine ascension se joue une question plus profonde : qui contrôle le récit et qui en tire les bénéfices ? L’art contemporain africain connaît une visibilité sans précédent. Dans un marché mondial de l’art estimé à 68 milliards de dollars, les œuvres d’artistes africains représentent désormais plus de 72 millions de dollars de valeur annuelle aux enchères selon ArtTactic, soit plus du double de leur valeur en 2016, tandis que les foires dédiées à l’art africain, 1-54 à Londres, Marrakech et New York, AKAA à Paris, se sont imposées comme des rendez-vous incontournables pour collectionneurs, investisseurs et institutions. Cette...