Actualité
En 1942, une jeune Casamançaise sans armes ni titre oppose à l’administration coloniale les rites de son peuple et le refus d’une économie imposée. Elle mourra en déportation à Tombouctou, où elle repose encore. En 1942, la Casamance ploie sous les réquisitions. Dans les forêts de Kabrousse, une voix s’élève pourtant, celle d’une jeune femme d’à peine plus de vingt ans : Aline Sitoé Diatta. L’administration coloniale française ne verra en elle qu’une rebelle à faire taire. Le peuple diola, lui, reconnaît une élue. Alors que la France de Vichy ponctionne ses colonies pour nourrir l’effort de guerre, elle ne prend pas les armes. Elle leur oppose une force autrement redoutable : la foi et la tradition. Rien ne prédestinait...