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Des habitants y avaient aidé les autorités, et l’armée stationne non loin. Cela n’a pas suffi. Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, douze ans après la déclaration de guerre à Boko Haram, les villageois se protègent seuls, et l’État arrive après. Il était un peu moins de deux heures du matin, dans la nuit du 16 au 17 septembre, quand des hommes nombreux et lourdement armés sont entrés dans Madegoua. Ils ont pris des hommes au hasard, les ont ligotés, puis exécutés. Le ministère de la Défense compte quatorze morts, d’autres sources quinze ; selon des sources policières, c’est le bilan civil le plus lourd depuis 2018. L’assaut a duré plus d’une heure, rapporte RFI, sans rencontrer de résistance, alors qu’une base...