Décryptage
Depuis l’expiration de son programme avec le Fonds monétaire international, en juillet 2025, Yaoundé emprunte sans ancrage. Le ratio d’endettement reste sous les plafonds, mais le service de la dette absorbe 40 % des recettes fiscales et près des trois quarts des financements de la Banque africaine de développement restent à décaisser. L’avertissement est venu le 29 juillet, deux jours après la publication des derniers chiffres de la dette. Pour l’économiste Louis-Marie Kakdeu, par ailleurs deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), l’un des principaux partis de l’opposition, l’absence d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) augmente le risque de surendettement du pays. Le diagnostic dépasse la querelle partisane : l’institution de Washington classe elle-même ce risque comme...