Entreprise
Image créée avec l’intelligence artificielle Exporter brut, racheter fini : ce schéma a longtemps maintenu le continent au bas des chaînes de valeur. À Lagos, Abidjan ou Tanger, des industriels montrent qu’on peut en sortir. Pour les entreprises, la question n’est plus de savoir si la transformation locale aura lieu, mais qui la financera et qui en captera la valeur. Pendant des décennies, l’économie du continent a obéi à une mécanique implacable. Le cacao, le cuivre et le pétrole partaient à l’état brut, puis revenaient sous forme de chocolat, de câbles ou de carburant dont la valeur ajoutée avait été créée ailleurs. Ce va-et-vient a entretenu une triple dépendance, commerciale, technologique et financière, qui a longtemps étouffé la création de...