Décryptage
Quand le développement se déplace des capitales vers les territoires Pendant longtemps, l’imaginaire urbain africain s’est résumé à quelques grandes capitales : Lagos, Nairobi, Abidjan, Dakar, Johannesburg. Des villes-monde, tentaculaires, bouillonnantes, parfois étouffantes. Mais depuis une quinzaine d’années, un autre mouvement, plus silencieux, redessine la carte du continent : l’essor des villes moyennes. Ces agglomérations de 100 000 à 1 million d’habitants, selon les définitions de l’ONU, deviennent des pôles économiques, sociaux et culturels de premier plan. Elles attirent entreprises, jeunes diplômés, investisseurs et migrants internes, tout en échappant partiellement aux excès des mégapoles. Dans l’ombre des capitales, une Afrique plus équilibrée est en train de naître. Un phénomène structurel plutôt qu’un effet de mode L’urbanisation africaine reste l’une des...