Décryptage
Sénégal, Nigeria, Niger, Ghana : quatre trajectoires distinctes convergent depuis quelques semaines vers un même mot d’ordre, la résilience interne. Un basculement de doctrine qui redessine déjà les critères d’arbitrage des investisseurs, sans pour autant desserrer, à ce stade, l’étau des financements extérieurs. Pendant deux décennies, la grammaire du développement de la région ouest-africaine a reposé sur une équation simple : attirer davantage de capitaux étrangers pour combler un déficit d’investissement chronique. Les décisions prises ces dernières semaines au Sénégal, au Nigeria, au Niger et au Ghana esquissent une rupture de méthode. Il ne s’agit plus seulement de capter des flux extérieurs, mais de bâtir des économies capables de produire davantage de valeur sur leur propre sol et de mobiliser...