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Longtemps marginalisée par la médecine conventionnelle, la pharmacopée traditionnelle africaine fait l’objet d’une réhabilitation scientifique méthodique. Entre nécessité sanitaire et exigence de la preuve, un nouveau dialogue s’engage prudemment, mais réellement. Il y a quelque chose d’ironique dans la trajectoire de la médecine africaine : pendant des décennies, les systèmes de santé du continent ont cherché à imiter le modèle occidental, au prix parfois de leurs propres savoirs. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se dessine. Des laboratoires de Dakar à Nairobi, des universités du Caire au Cap, une génération de chercheurs et de praticiens remet à l’honneur ce qu’on avait voulu effacer, les plantes, les protocoles, les savoir-faire des thérapeutes traditionnels. Ce retour n’est ni un repli identitaire ni une nostalgie...