Entreprise
Il existe, au cœur du système fiscal camerounais, une anomalie que les entrepreneurs du pays connaissent intimement mais que les textes officiels habillent d’un vocable technocratique rassurant : le minimum de perception. Derrière cette formule anodine se cache une réalité brutale, une entreprise peut ne réaliser aucun bénéfice, accumuler les pertes, traverser une crise de trésorerie sévère, et recevoir malgré tout un avis d’imposition. Non pas parce qu’elle a gagné de l’argent. Simplement parce qu’elle existe et qu’elle a vendu quelque chose. Le principe est le suivant : l’impôt sur les sociétés au Cameroun comporte un plancher forfaitaire calculé non sur le résultat net, mais sur le chiffre d’affaires. Peu importe que les charges aient dépassé les recettes. Peu importe...