Décryptage
Derrière les taux de croissance affichés par les institutions internationales se cache une contrainte moins visible, mais tout aussi déterminante pour l’avenir économique du continent : le poids de l’endettement public. L’encours de cette dette devrait s’établir en moyenne à 63 % du PIB africain en 2025, un niveau qui, bien qu’en léger recul par rapport aux années précédentes, continue de restreindre mécaniquement la capacité des États à investir dans les infrastructures, l’éducation ou la santé. Mais c’est un autre chiffre qui dit mieux la pression réelle exercée sur les budgets nationaux : selon un rapport 2025 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les gouvernements d’Afrique subsaharienne consacrent désormais 18,7 % de leurs...