Actualité
En 2000, à peine 4 % des femmes rwandaises en âge de procréer recouraient à une méthode contraceptive moderne. Dix ans plus tard, ce taux atteignait 45 %, une progression qualifiée de « succès phénoménal » par le Guttmacher Institute, l’une des références mondiales en santé reproductive. En 2015, la province du Nord, longtemps la plus défavorisée, affichait même un taux supérieur à celui de Kigali : 55 % contre 50 %, signe que la politique publique avait réussi à réduire les inégalités entre zones rurales et urbaines. Le Rwanda n’est pas un modèle transposable à l’identique, ses ressources, son histoire et sa gouvernance sont singulières. Mais son parcours illustre ce que la planification familiale peut accomplir lorsqu’une volonté politique...