Entreprise
La plupart des petites structures africaines ne meurent pas par manque de clients ou d’idées, mais par asphyxie financière. La gestion de trésorerie demeure le talon d’Achille de l’entrepreneuriat sur le continent. Alors que les créateurs maîtrisent parfaitement leur métier, qu’il s’agisse de coiffure, de commerce ou de restauration, ils ignorent souvent les principes élémentaires du pilotage financier. Résultat : une entreprise rentable sur le papier peut disparaître en quelques semaines faute de liquidités suffisantes pour payer les salaires ou honorer les fournisseurs. Ce paradoxe cruel illustre une vérité que beaucoup d’entrepreneurs découvrent trop tard : le chiffre d’affaires ne garantit pas la survie, seul le flux de trésorerie compte vraiment. Le premier piège réside dans la confusion entre bénéfice...