Climat des affaires
Pendant plus de vingt ans, la Chine a occupé une place centrale dans le financement des infrastructures africaines, devenant le partenaire incontournable de nombreux États. Routes, ports, chemins de fer et centrales électriques ont été construits à un rythme inédit, portés par des prêts souverains massifs et une diplomatie économique offensive. Le chemin de fer Addis-Abeba–Djibouti, le port de Doraleh ou encore les autoroutes kenyanes sont autant de symboles de cette présence structurante. Pourtant, ce cycle arrive à maturité. Les prêts chinois à l’Afrique subsaharienne sont passés de près de 30 milliards de dollars en 2016 à moins de 5 milliards en 2023, atteignant leur niveau le plus bas depuis deux décennies. Ce reflux ne traduit pas un désintérêt, mais...